mercredi, 02 juillet 2008

Alvaro...

... Même les hippies chics lui disent merci.



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Commentaires

Le Slothorp a donc, derrière ses principes guy debordiens, la fibre filiale.... Eh oui, on es tous émus par la libération de cette emmerdeuse !

Ecrit par : montalte | jeudi, 03 juillet 2008

On EST tous ému - j'veux dire.

Ecrit par : montalte | jeudi, 03 juillet 2008

Je suis surtout ému par la victoire symbolique d'Uribe, bien mal traité dans notre pays toujours prêt à faire la morale alors que cet homme jouit d'une assez grande popularité dans le sien. C'était une fois de plus consternant de voir les intervenants français se pisser dessus de joie à l'idée que Betancourt soit candidate aux élections présidentielles, sans attendre qu'elle ait pris une douche digne de ce nom. Mais elle ne s'y est pas trompé, saluant la réussite d'Uribe en Colombie qui a réalisé ce que personne d'autre, et évidemment pas elle, n'a fait pour ce pays. Le grand homme, c'est donc lui.

Ecrit par : Slothorp | jeudi, 03 juillet 2008

IL n' y a plus qu'à souhaiter qu'il la garde en Colombie.
Il est vrai qu'il était assez drôle de Robert Ménard faire son méa-culpa en direct.

Ecrit par : P/Z | jeudi, 03 juillet 2008

" de voir R..."

Ecrit par : P/Z | jeudi, 03 juillet 2008

Sur le "grand homme" Uribe :

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-06-09-Gesticulations-colombiennes

Ecrit par : Sébastien Carpentier | samedi, 05 juillet 2008

Uribe est un populiste, à l'intégrité éthique douteuse, mais à la morale de fer. Demande-t-on à un chef d'Etat de faire tinter les clochettes des angelots alors que son pays est en pleine guerre civile? Dans les faits, la restauration de l'Etat, préalable indispensable à la paix et à la démocratie (pour ceux qu'elle intéresse), est le résultat de sa politique nationaliste.

Ecrit par : Slothorp | dimanche, 06 juillet 2008

Je me permets d'en rajouter une couche :

Comment parler de "restauration de l'Etat" quand les réformes économiques de Uribe vont toutes dans le sens de la dérégulation néolibérale ? Ce qui provoque (comme dans tous les pays qui suivent cette voix, le nôtre y compris) une précarisation des classes moyennes salariées, une augmentation de la dette publique, une expropriation des ressources au profit d'intérêts privés*, une explosion des inégalités, etc.

Uribe ne fait pas une politique pour son pays, mais pour sa caste. En même temps, c'est à la mode en ce moment...

Quant à son intransigeance anti-FARC, elle est certes populaire en Colombie, et il est possible d'en discuter le bien-fondé. Mais personnellement, je ne pense pas qu'adopter des postures bushiennes en transformant ses opposants en "terroristes" et en refusant toute négociation (alors que les FARC avaient commencé à libérer unilatéralement des otages et aspiraient à une sortie politique de la crise) aille dans le sens de la "paix" et de la "démocratie". On ne met pas fin à une guerre civile qui dure depuis soixante ans par une politique d'éradication.

Ensuite, que les grands médias français soient mal informés et donneurs de leçons, c'est un autre débat...


*Trouvé sur http://risal.collectifs.net/spip.php?article1591 : "Les réformes néolibérales ordonnées par Uribe autorisent maintenant les compagnies pétrolières étrangères à exploiter le pétrole sans avoir à signer un accord de partenariat avec la compagnie pétrolière de l’Etat Ecopetrol. Par conséquent, les compagnies étrangères conservent maintenant la propriété de la totalité du pétrole qu’elles extraient - auparavant Ecopetrol recevait 30% du pétrole extrait - et payent des royalties de 8% seulement par baril. A titre de comparaison, les compagnies pétrolières opérant en Alaska payent 25% de royalties au gouvernement états-unien."

Ecrit par : Sébastien Carpentier | dimanche, 06 juillet 2008

J'ai du mal à voir en quoi les Farc pouvaient être des interlocuteurs politiques. Un groupe privé qui procède à des enlèvements et à des attentats pour bloquer les institutions et s'opposer à la politique d'un gouvernement élu peut être appelé terroriste sans qu'on soit accusé de manier une rhétorique bushiste. Qu'Uribe soit libéral sur le plan économique signifie simplement qu'il pense que la prospérité n'est possible que par le développement d'initiatives privées. On peut être en total désaccord avec cette idée (souvent funeste en Amérique latine quand on sait que la classe bourgeoise y est particulièrement indifférente à la solidarité nationale) mais le point de départ d'une restauration de l'Etat reste avant tout le contrôle du territoire. La priorité, c'était de sortir de la guerre civile. Il est en passe de réussir ce projet. Un grand homme, oui, dans un pays pour le moins compliqué.
http://www.lefigaro.fr/international/2008/06/28/01003-20080628ARTFIG00158-alvaro-uribe-fils-du-chaos-colombien.php

Ecrit par : Slothorp | dimanche, 06 juillet 2008

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