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mardi, 04 septembre 2007
auto-portrait en vieux con
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Commentaires
J'entends Montalte :o)
Ecrit par : Ys | mardi, 04 septembre 2007
Comme ça se la pète!..
Ecrit par : Alonso | mardi, 04 septembre 2007
Exégèse diégétique de la séquence :
- Sur un plan d'un vieux qui marche, le narrateur (invisible comme ses interlocuteurs-trices) colle des extraits de voix. Dans la première période, on comprend qu'il a sorti sa caméra et se prépare à enregistrer la soirée à laquelle il participe. Mais une première fille lui demande de ne pas filmer - "oh non". Il se résigne et décide de ne prendre qu'une photo. Notez le ton bon enfant, pas contrariant pour un sou, du narrateur devant la fille : "Bon, alors je fais une photo". Ce n'en est pas moins un premier échec dans sa quête du monde.
- deuxième période : une seule phrase, dite visiblement (ou plutôt auditivement) par une autre fille, "non, je déteste les photos". Pour la deuxième fois, le garçon perd la partie. Non seulement il ne peut plus filmer, mais en plus il ne peut plus photographier. Et c'est son deuxième "non". Le monde se ferme-t-il à lui définitivement ?
- Et c'est la troisième séquence tragi-comique : en la personne d'un camarade de bar qui accepte vaniteusement de se faire filmer, le narrateur peut enfin croire qu'il va capter la vérité de l'autre. Sauf que son compère ne trouve qu'à déblatérer contre lui et en quatre petites phrases qui ont l'apparence de la vérité lui tire un portrait plutôt fâcheux mais qui ne sera pas contredit par l'intéressé et qui donnera même son sens au titre du film. Remarquez tout de même le ton affecté et rieur du compère (et l'aigu équivoque sur "les meilleurs d'entre nous") qui semble finalement se moquer moins de son ami que de ces meilleurs d'entre eux dont ils ont dû parler. Entre celui qui filme et celui qui est filmé, qui assure donc le désir mimétique ?
Pour autant, ne reste plus au narrateur d'errer sur un chemin de campagne. Plan triste et beau mais qui n'est pas aussi pessimiste qu'on pourrait le penser à une première vision. Après tout, l'homme (le narrateur symbolisé) revient de la rivière, se dirige vers nous et s'il disparaît dans le champ, au moins n'a-t-il pas sauté dans l'eau. Bref, sa quête du monde en forme d'immolation perpétuelle va sûrement continuer.
Un film à placer entre L'arroseur arrosé et Le sacrifice.
Ecrit par : montalte | mardi, 04 septembre 2007
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