mardi, 26 juin 2007

Jouir

Photogramme : Syndromes and a century 

 

Ce sont des gens qui ouvrent leur cœur en murmurant les blessures dont ils ne font pas mystère. C’est la lumière du soleil qui se pose sur les peaux comme des onguents sur les cicatrices. C’est l’horizon coloré où s’étagent au loin les plans des rizières. Ce sont des scènes de séduction qui n’emporteront rien d’autre que le plaisir de la conversation. Ici, les gens sourient, et la tristesse qui les frôle ne tourne pas amère.

Et bien sûr un univers diffracté dont les différents plans se font écho des uns aux autres. Nous sommes dans le domaine pur de la sensation où la mise en parenthèse du monde en déploie les mystères. L’ouvert de ce monde passe par ses incarnations les plus triviales : boire, chanter, taper dans une balle, prendre la main du corps désiré, et jouir alors simplement de la lumière qui nous enveloppe.

C’est la puissance de la salle obscure.

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